La pratique sportive chez les adultes en France en 2017 et évolutions depuis 2000 : résultats du Baromètre de Santé publique France

Ce rapport s’intéresse à l’évolution récente de la nature et de la fréquence des pratiques sportives des adultes de 18 à 75 ans vivant en France métropolitaine, ainsi qu’aux motivations sous-tendant ces pratiques. Il s’intéresse également à l’identification des principaux déterminants socio-professionnels associés aux pratiques sportives en 2017. Les modules des baromètres de Santé publique France 2000 et 2017 portant sur la pratique sportive ont été exploités, respectivement sur des sous-échantillons nationaux représentatifs de 12 588 et 12 637 adultes âgés de 18 à 75 ans résidant en France métropolitaine. En 2017, 60% des adultes ont déclaré avoir pratiqué un sport au cours des 7 derniers jours, contre 37% en 2000. Ce pourcentage a été multiplié par 1,5 entre 2000 et 2017 (1,4 pour les hommes, et 1,6 pour les femmes ; données standardisées), reflet d’un développement important de la pratique sportive chez les femmes et chez les séniors. L’écart de pratique selon le sexe est le plus important chez les plus jeunes et s’amenuise pour disparaître avec l’avancée en âge. Le sexe ratio (hommes/femmes) standardisé chez les 18-25 ans s’est réduit entre 2000 et 2017, en passant de 1,4 à 1,2. La marche à pied représente la pratique la plus fréquemment citée, avec plus de 20% des hommes et plus de 30% des femmes ayant déclaré avoir pratiqué cette activité sportive en 2017. Cette proportion a plus que doublé entre 2000 et 2017 dans la population générale, reflet de l’augmentation de la pratique sportive, d’une pratique de la marche prépondérante chez les femmes et surtout chez les séniors, et sans doute aussi d’une meilleure reconnaissance de la marche de loisirs comme une activité sportive à part entière en 2017. Les principales motivations évoquées par plus de 65% des hommes et des femmes, en 2000 comme en 2017, sont le plaisir et la santé. Le niveau d’éducation, la situation financière perçue, et la catégorie socio-professionnelle sont trois variables associées à la pratique sportive en 2017, quel que soit le sexe. De plus, cette étude indique que la présence d’un enfant de moins de 5 ans réduit de 15% la pratique sportive chez les femmes en 2017. [Résumé Santé publique France]
Développer les compétences psychosociales.

Cette bibliographie sélective propose des ressources documentaires documentaires et pédagogiques sur les compétences psychosociales (CPS), thématique transversale à toute démarche en éducation et promotion de la santé. La première partie introduit les notions clés de compétences psychosociales, d’estime et d’empowerment, ressources qu’elle accompagne de documents de référence généraux sur la thématique. La seconde propose une approche populationnelle des CPS : les jeunes enfants (0-6 ans) ; les enfants (7-12 ans) ; les adolescents et les jeunes adultes (13-25 ans) ; les adultes et les personnes âgées. Enfin, la dernière partie présente des sites et bulletins de veille ressource sur la question. Un sommaire interactif permet de faciliter la navigation dans la bibliographie qui privilégie la signalisation de références accessibles en ligne.
Prévenir les conduites addictives chez les publics précaires

Les conduites addictives interrogent des notions de dangerosité des comportements, de risques acceptables par chacun, de libertés individuelles, d’impacts causés par les usages de tiers, de coûts pour la société, ou encore de responsabilités des pouvoirs publics. Les représentations sociales liées aux drogues sont liées aux profils des consommateurs de produits psychoactifs qui leur sont associés. Les populations d’usagers les plus visibles dans l’espace public des grandes villes et les plus exposées dans les médias sont des usagers qui se situent généralement dans un rapport de dépendance au produit et sont confrontés à la précarité sociale et contribuent à façonner les représentations de la population sous l’angle de la stigmatisation. Mais depuis quelques années, la consommation de cocaïne est valorisée quand elle est consommée par de jeunes adultes insérés, voire issus de la jet set. Au-delà de ces représentations, les études récentes montrent que les déterminants sociaux s’avèrent particulièrement importants dans la transition de l’expérimentation à l’usage problématique des produits psychoactifs et leurs usages participent des inégalités sociales de santé. Les inégalités sociales vis-à-vis des conduites addictives sont multifactorielles. Elles peuvent être expliquées par la « sélection par la santé », c’est-à-dire que des conduites addictives peuvent avoir un effet négatif sur la trajectoire sociale des personnes et par la « causalité sociale », c’est-à-dire que des conditions de vie ou de travail défavorables peuvent induire ou aggraver des comportements néfastes pour la santé. Cette bibliographie, réalisée dans le cadre des matinales du DRAPPS, propose une sélection de références sur le rôle du milieu social dans l’usage des substances psychoactives. Elle commence par fournir des ressources sur les addictions et ses usages, sur la précarité et les profils des consommateurs, puis s’intéresse aux plans, programmes et actions mis en œuvre pour prévenir les conduites addictives chez les publics précaires.
Sensibilisation et éducation à l’usage des écrans.

Cette bibliographie sélective aborde la thématique de la sensibilisation et de l’éducation aux écrans, vaste sujet largement débattu dans les médias et entre professionnels œuvrant dans le champ de la santé publique. Sans avoir l’ambition d’être exhaustif, ce document souhaite apporter un éclairage documenté sur la question en proposant des ressources informatives et/ou pédagogiques diverses, qu’elles soient généralistes ou spécifiques à une tranche d’âge en particulier : Jeune enfant (0-6 ans) ; Enfant (7-12 ans) ; Adolescent/Jeune adulte (13-25 ans) ; Adulte et personne âgée. Une sitographie est également proposée en fin de cette bibliographie. Les ressources accessibles en ligne ont été privilégiées lors de la sélection des références.
Evaluer son projet en promotion pour la santé

L’évaluation est définie comme une démarche, un processus, un moyen permettant de mesurer, de juger de connaître, d’améliorer et de décider de la valeur, de l’efficacité ou de la qualité d’une action. Elle est désormais devenue une pratique incontournable en éducation et promotion de la santé. Pourtant, elle peut susciter encore des réticences car elle peut apparaître comme complexe et questionne la qualité de l’intervention. Exercice continu qui se réfléchit en amont de l’intervention, externe ou interne, le travail évaluatif doit se soumettre à un questionnement préalable : évaluer, pourquoi ? quoi ? avec qui ? pour qui ? pour quoi faire ? comment ? L’explicitation des objectifs, la définition du champ de l’évaluation, la clarification du questionnement et la définition des modalités de travail sont des épreuves obligatoires. Il s’agit de rendre explicite ce qui ne l’est pas. Cette réflexion initiale doit permettre de s’entendre sur l’utilisation de cette évaluation, les questions à poser et les critères de jugement. En effet, ce choix n’est pas neutre et relève d’un acte collectif qui engage l’ensemble de la démarche. En plus de montrer l’efficacité des interventions, l’évaluation vise aussi à améliorer les pratiques, appuyer des revendications, faire reconnaitre un secteur d’intervention, redonner du sens et une légitimité aux pratiques, assurer la continuité des programmes, favoriser une meilleure utilisation des fonds publics, améliorer le pilotage et la visibilité des politiques de promotion de la santé.Cette bibliographie propose une sélection de références sur la thématique de l’évaluation. Elle commence par présenter des références méthodologiques sur la construction de projet en promotion de la santé et plus précisément sur l’évaluation. Elle propose ensuite des données sur l’évaluation d’impact en santé (EIS) avant de valoriser des exemples concrets d’évaluation d’actions et de programmes mis en place sur le terrain.
Alimentation et activité physique chez l’enfant. Prévention de l’obésité

Cette bibliographie, réalisée dans le cadre du DRAPPS, Dispositif régional d’appui en prévention et promotion de la santé piloté par l’ARS, propose une sélection de références sur “l’alimentation et l’activité physique chez les enfants”. Elle commence par présenter des données générales sur la corpulence, le surpoids et l’obésité des enfants. Elle propose ensuite des ressources spécifiques à l’alimentation et à l’activité physique des enfants et met en avant les politiques publiques de prévention et les recommandations en vigueur. Pour finir, elle valorise les actions de prévention mises en œuvre sur le territoire pour prévenir l’obésité.