Recherche interventionnelle en santé des populations

La recherche interventionnelle en santé des populations (RISP) se définit comme l’utilisation des méthodes scientifiques pour produire des connaissances concernant les interventions, les programmes et les politiques, provenant du secteur de la santé ou d’un autre secteur, dont l’objectif est d’avoir un impact favorable sur les déterminants sociaux, culturels et environnementaux de la santé dans une population et de réduire les facteurs de risque des maladies dans cette population. Cette bibliographie, réalisée dans le cadre du DRAPPS, commence par proposer des références générales sur la recherche interventionnelle en santé publique, puis présente des ressources sur la recherche interventionnelle en promotion de la santé et termine en valorisant des expériences et programmes mis en place.
Une infographie a également été réalisée pour accompagner cette bibliographie.
Prévenir les conduites addictives chez les publics précaires

Les conduites addictives interrogent des notions de dangerosité des comportements, de risques acceptables par chacun, de libertés individuelles, d’impacts causés par les usages de tiers, de coûts pour la société, ou encore de responsabilités des pouvoirs publics. Les représentations sociales liées aux drogues sont liées aux profils des consommateurs de produits psychoactifs qui leur sont associés. Les populations d’usagers les plus visibles dans l’espace public des grandes villes et les plus exposées dans les médias sont des usagers qui se situent généralement dans un rapport de dépendance au produit et sont confrontés à la précarité sociale et contribuent à façonner les représentations de la population sous l’angle de la stigmatisation. Mais depuis quelques années, la consommation de cocaïne est valorisée quand elle est consommée par de jeunes adultes insérés, voire issus de la jet set. Au-delà de ces représentations, les études récentes montrent que les déterminants sociaux s’avèrent particulièrement importants dans la transition de l’expérimentation à l’usage problématique des produits psychoactifs et leurs usages participent des inégalités sociales de santé. Les inégalités sociales vis-à-vis des conduites addictives sont multifactorielles. Elles peuvent être expliquées par la « sélection par la santé », c’est-à-dire que des conduites addictives peuvent avoir un effet négatif sur la trajectoire sociale des personnes et par la « causalité sociale », c’est-à-dire que des conditions de vie ou de travail défavorables peuvent induire ou aggraver des comportements néfastes pour la santé. Cette bibliographie, réalisée dans le cadre des matinales du DRAPPS, propose une sélection de références sur le rôle du milieu social dans l’usage des substances psychoactives. Elle commence par fournir des ressources sur les addictions et ses usages, sur la précarité et les profils des consommateurs, puis s’intéresse aux plans, programmes et actions mis en œuvre pour prévenir les conduites addictives chez les publics précaires.
Sensibilisation et éducation à l’usage des écrans.

Cette bibliographie sélective aborde la thématique de la sensibilisation et de l’éducation aux écrans, vaste sujet largement débattu dans les médias et entre professionnels œuvrant dans le champ de la santé publique. Sans avoir l’ambition d’être exhaustif, ce document souhaite apporter un éclairage documenté sur la question en proposant des ressources informatives et/ou pédagogiques diverses, qu’elles soient généralistes ou spécifiques à une tranche d’âge en particulier : Jeune enfant (0-6 ans) ; Enfant (7-12 ans) ; Adolescent/Jeune adulte (13-25 ans) ; Adulte et personne âgée. Une sitographie est également proposée en fin de cette bibliographie. Les ressources accessibles en ligne ont été privilégiées lors de la sélection des références.
Santé précarité

Cette bibliographie, réalisée en mars 2017, offre un aperçu de la littérature scientifique et technique disponible dans la région et sur le territoire national sur cette thématique. Structurée en 5 parties, elle commence par proposer des références réglementaires et politiques, fournit ensuite des données générales sur le sujet, aborde l’état de santé et l’accès aux soins et termine par des données locales. Les documents retenus constituent de réelles pistes d’intérêt mais ne tendent pas à l’exhaustivité. La préférence a été donnée aux documents récents et accessibles en ligne.
Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD)

Ce dossier bibliographique a été réalisé en octobre 2016 à l’occasion des 12èmes journées nationales SESSAD, organisées par le CREAI-ORS Languedoc-Roussillon, les 17, 18 et 19 octobre 2016, à Montpellier. Il propose pour commencer une bibliographie générale qui fournit des éléments de cadrage, des repères législatifs et des documents de référence. Il présente ensuite des bibliographies thématiques en lien avec les 6 plénières et les 12 ateliers des journées. Pour finir, il fournit des références pour aller plus loin.
Evaluer son projet en promotion pour la santé

L’évaluation est définie comme une démarche, un processus, un moyen permettant de mesurer, de juger de connaître, d’améliorer et de décider de la valeur, de l’efficacité ou de la qualité d’une action. Elle est désormais devenue une pratique incontournable en éducation et promotion de la santé. Pourtant, elle peut susciter encore des réticences car elle peut apparaître comme complexe et questionne la qualité de l’intervention. Exercice continu qui se réfléchit en amont de l’intervention, externe ou interne, le travail évaluatif doit se soumettre à un questionnement préalable : évaluer, pourquoi ? quoi ? avec qui ? pour qui ? pour quoi faire ? comment ? L’explicitation des objectifs, la définition du champ de l’évaluation, la clarification du questionnement et la définition des modalités de travail sont des épreuves obligatoires. Il s’agit de rendre explicite ce qui ne l’est pas. Cette réflexion initiale doit permettre de s’entendre sur l’utilisation de cette évaluation, les questions à poser et les critères de jugement. En effet, ce choix n’est pas neutre et relève d’un acte collectif qui engage l’ensemble de la démarche. En plus de montrer l’efficacité des interventions, l’évaluation vise aussi à améliorer les pratiques, appuyer des revendications, faire reconnaitre un secteur d’intervention, redonner du sens et une légitimité aux pratiques, assurer la continuité des programmes, favoriser une meilleure utilisation des fonds publics, améliorer le pilotage et la visibilité des politiques de promotion de la santé.Cette bibliographie propose une sélection de références sur la thématique de l’évaluation. Elle commence par présenter des références méthodologiques sur la construction de projet en promotion de la santé et plus précisément sur l’évaluation. Elle propose ensuite des données sur l’évaluation d’impact en santé (EIS) avant de valoriser des exemples concrets d’évaluation d’actions et de programmes mis en place sur le terrain.
Publications utilisant les données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) depuis 2010

Le Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) s’est progressivement mis en place dans les années 1990, sous l’impulsion de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) du ministère de la Santé. Depuis 2001, les informations correspondantes sont collectées par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). Dans un premier temps, le PMSI ne concernait que les activités de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO). En 1993 apparaît un recueil de type PMSI pour les soins de suite et de réadaptation fonctionnelle (SSR) qui sera obligatoire pour les établissements publics à partir de 1997 avant d’être généralisé en 2003. Mis en place en 2005, le PMSI-hospitalisation à domicile (HAD) est exploité par la DREES depuis le millésime 2006. Le recueil d’informations médicalisées en psychiatrie (après une première expérimentation) se met en place à partir de la fin 2006 (RIM-P).
Ces recueils portent sur l’activité suivie par séjour ou par semaine de prise en charge ; ils permettent également d’agréger des informations par patient grâce à une clé de chaînage (numéro anonyme permanent et unique attribué à chaque patient, basé sur le numéro de Sécurité sociale, la date de naissance, le sexe, etc.) qui permet de faire le lien entre les différentes hospitalisations d’un même patient.
Cette bibliographie réalisée en septembre 2017 référence des publications utilisant les données du PMSI depuis 2010. Elle présente des documents récents et accessibles en ligne. Les références sont présentées par date : de la plus récente à la plus ancienne.
Développement des compétences psychosociales à l’école

Le développement des compétences psychosociales contribue pleinement à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. Il augmente la capacité des personnes à participer à la société et contribue à réduire les problèmes de santé et d’inégalités sociales. Le développement des compétences sociales et émotionnelles a été défini comme le processus d’acquisition d’un ensemble d’aptitudes ou de compétences à reconnaître et à gérer des émotions, fixer et atteindre des objectifs positifs, apprécier les perspectives des autres, établir et maintenir des relations positives, prendre des décisions responsables et à gérer des situations interpersonnelles de manière constructive. Cinq compétences clés ont été identifiées : la conscience de soi, la gestion de soi-même, la conscience sociale, les compétences relationnelles, et la prise de décision responsable. Cette bibliographie, réalisée dans le cadre des matinales du DRAPPS, valorise une sélection de références sur le développement des compétences chez les jeunes à l’école. Elle commence par proposer des références générales sur les compétences psychosociales puis s’intéresse à la question de la promotion de la santé dans les écoles et termine en présentant des références permettant de développer les compétences psychosociales dans le cadre scolaire.
Prévenir le risque prostitutionnel et les conduites préprostitutionnelles des mineur·e·s. Bibliographie sélective

La question de la prostitution des mineurs en France est peu documentée mais il est néanmoins possible, en croisant les données disponibles,d’en établir un panorama donnant une idée assez exacte de la réalité. Il n’y a pas de chiffres nationaux mais le secteur associatif évalue le nombre de mineur(e)s prostitué(e)s dans une fourchette entre 7 000 et 10 000. Même si ces chiffres restent approximatifs et en deçà de la réalité. Une très forte progression des situations est notée par de nombreux intervenants depuis 5 ans. Elle est liée selon eux au développement des réseaux sur Internet. Ce phénomène, présent sur tout le territoire, touche surtout des jeunes filles, âgées de 15 à 17 ans, avec un point d’entrée dans la prostitution de plus en plus tôt, se situant entre 14 et 15 ans pour plus de la moitié d’entre elles. Ces mineur.e.s, issus de tout milieu social, ont souvent en commun d’avoir été victimes ou confrontés à de la violence, notamment intrafamiliale, avant d’entrer dans le système prostitutionnel. Ils ont pour autre point commun de ne pas se considérer comme des victimes et de banaliser leur conduite. Plus inquiétant, ces mineur.e.s valorisent les nombreux effets bénéfiques de leur pratique : autonomie financière, réponse aux besoins fondamentaux d’affection et d’attention, sentiment de reprendre le contrôle de sa vie, impression d’appartenir à un groupe. Ces mineur.e.s se trouvent pourtant en danger, tant physiquement que psychologiquement. Cette bibliographie propose une sélection de références sur la prévention risque prostitutionnel et les conduites préprostitutionnelles des mineur.e.s. Elle commence par présenter des données de cadrage, puis propose un rappel de la réglementation et des politiques publiques mises en œuvre. Elle poursuit en proposant des ressources pour reconnaître les signes et renforcer le repérage et conclut en proposant des outils en éducation et promotion de la santé et des exemples pour prévenir ces risques sur le terrain.
Santé des jeunes en insertion

Cette bibliographie sélective a été réalisée dans le cadre du séminaire « Santé des jeunes et insertion » organisé par l’IREPS Occitanie le 23 juin 2017 à Narbonne.